La scène de l'Annonciation permet aussi bien de montrer Marie dans une attitude d'écoute attentive et soumise, comme chez Fra Angelico, que dans une position craintive de retrait, comme chez Simone Martini[95]. Le premier mot de l'ange, « Ave », inverse le nom de la première pécheresse, « Eva »[169]. Souvent l'Ange s'incline vers Marie, les bras croisés, ou la désigne du doigt comme destinataire de son message. C'est à Florence, dont le symbole est un lys rouge, que s'impose cette fleur que l'ange tend à la Vierge. Lorenzo di Credi les différencie par des couleurs, des postures et des regards, de part et d'autre d'une percée centrale traversée par les regards[96]. Le thème est particulièrement développé à la Renaissance. Gerhard Richter, dans une série réalisée en 1973, copie l'Annonciation de Titien à la Scuola Grande de San Rocco de Venise, avec plusieurs niveaux de flous[85]. L'espace peut alors être fermé par des murs en marbre coloré, comme chez Benedetto Bonfigli ou Giovanni Bellini. Ils restent séparés, au milieu du tableau, par un axe central qui comprend le Christ, la descente du Saint-Esprit et un vase de fleurs. Marie est comparée par des auteurs du Moyen Âge à un livre qui contient en elle la Sagesse divine[120]. Histoire. On commence à trouver dès cette période des représentations où l'ange descend du ciel en volant, comme c'était déjà le cas dans l'Annonciation de la basilique Sainte-Marie-Majeure à l'époque romaine[132]. Dans le monde flamand, c'est plutôt dans un intérieur bourgeois que l'ange rend visite à Marie habillée de manière plus bourgeoise[44]. D'anciennes représentations de l'Annonciation présentent ainsi Marie demeurant auprès d'un puits[109],[110]. Souvent elle file le voile de pourpre du Temple. Fra Filippo Lippi, Florence. Si l'Ange regarde généralement Marie puisqu'il vient pour elle, il arrive que celle-ci ne le voie pas encore s'il arrive à peine, ou qu'elle détourne les yeux ; parfois elle est en train de tourner la tête vers lui. Malgré la précision de cette construction en perspective, une analyse géométrique montre que la chambre de Marie, qu'on aperçoit au fond, est surdimensionnée ; elle constitue selon Daniel Arasse une représentation de l'incarnation du divin incommensurable dans le corps fini de la Vierge. Les représentations de l'Annonciation, en particulier, s'appuient sur un corpus de motifs symboliques aussi important que les significations religieuses dont ce thème essentiel de la foi chrétienne est chargé. À partir du Ve siècle, l'Annonciation apparaît dans les églises de Rome. Ce mot désigne l’annonce faite par l’Ange à Marie de sa maternité : elle donnera naissance au Sauveur du monde, Jésus. L'Annonciation est ainsi présentée à côté de la Visitation sur le portail central de la cathédrale de Reims et fait face à la même Visitation de part et d'autre du portail gauche de la façade Nord à la cathédrale de Chartres. Robert Campin, Annonciation, 1420-1440, Bruxelles. Dans le programme iconographique des cathédrales gothiques, l'Annonciation fait partie des scènes qui illustrent l'Incarnation, avec la Visitation et la Nativité. Le récit s’intercale entre le récit de la grossesse d’Élisabeth, cousine ou parente de Marie, et le moment de la Visitation où les deux femmes se retrouvent. Très vite ses supérieurs lui demandent de se consacrer uniquement à la peinture où il excelle, d’abord comme miniaturiste, puis peintre de retables. L’Annonciation de Dierick Bouts s'inscrit dans un espace intimiste, ouvert sur un paysage verdoyant : la Vierge reçoit avec calme l’ange qui lui annonce son destin[91]. 2012 – Raccordement à la fibre optique. Fra Angelico, Annonciation, 1450, Florence. La scène de l'Annonciation met en scène deux personnages que tout oppose : un ange ailé, immortel, incorporel en principe, et une jeune femme pure mais soumise à la condition humaine. À partir du XIIe siècle, le développement du culte marial a pour effet une multiplication des représentations de l’Annonciation, dont la diffusion est maximale aux XIVe et XVe siècles[n 3]. Annonciation (détail), bas-relief, Pavie. Le thème sert également de source d'inspiration pour le vidéaste Bill Viola, influencé lors de l'élaboration de sa série « Passions » par la représentation de la conversation entre l'ange et Marie dans l'Annonciation de Dirk Bouts[n 21]. À la fin du Moyen Âge se répand la croyance en l'Immaculée Conception, c'est-à-dire en une naissance de Marie non entachée par le péché originel. Si la station debout se répand au Moyen Âge, la Vierge est souvent de nouveau assise au Trecento, sur un siège richement orné. C’est la Virginité Perpétuelle de la Vierge. Dans une autre Annonciation peinte vers 1600 en Espagne et conservée dans le même musée, il supprime toute référence à l'espace réel, exaltant les valeurs spirituelles et le sentiment religieux au moyen de figures allongées et flottant dans les airs, surplombées par un groupe d'anges musiciens[78]. La représentation de l'ange transporté par un nuage est consacrée par le Corrège vers 1525 dans l'Annonciation de la pinacothèque de Parme[10] avant d'être reprise par Carrache. Conturbatio (Guido da Siena, Princeton, détail). Pour en savoir plus sur. Cette fresque de Fra Angelico est située au couvent San Marco à Florence en Italie. L'Annonciation abandonne alors le caractère intime, parfois même trivial, dont elle était empreinte dans la tradition des siècles précédents. L’Annonciation fait alors partie des thèmes couramment représentés dans l'art byzantin. Le Jami al-tawarikh de Rashid al-Din, composé au début du XIVe siècle en Perse, relève également d'un certain syncrétisme : il suit probablement une tradition de l'Église d'Orient en représentant Marie et Gabriel devant un arrière-plan montagneux, de part et d'autre d'une grotte dans laquelle on aperçoit une source, mais la forme conique de la montagne et l'ouverture de la cavité rappellent la forme des temples indiens qui symbolise la création de l'univers et la renaissance du croyant à l'intérieur d'une grotte[39]. Après l'essor du protestantisme, qui s'oppose aux images tout autant qu'au culte de la Vierge, le thème de l'Annonciation disparaît de l'Allemagne à l'Angleterre, des Pays-Bas à la Scandinavie[69]. Venise, selon la légende, a été fondée le jour même de la fête de l'Annonciation, le 25 mars 421[64]. Le lys, en particulier, est associé à Marie, là encore par citation du Cantique des cantiques[n 30]. (Lorenzo Lotto, Recanati) L' Annonciation de Recanati est une peinture à l'huile sur toile de Lorenzo Lotto datant de 1528, conservée à Recanati, au Museo Civico Villa Colloredo Mels. Robert Campin, dans le Triptyque de Mérode, oppose les deux interlocuteurs en leur associant des couleurs différentes et en les plaçant de part et d'autre d'une table qui peut aussi être considérée comme un autel. La dévotion exceptionnelle qui entoure cette image se traduit par la réalisation, dans les décennies et même les siècles qui suivent, de nombreuses Annonciations reprenant son schéma, telles que celle peinte par Gentile da Fabriano[54]. L'ange est encore à l'extérieur ou vient de l'extérieur, vers la lumière, Marie reste dans son intérieur, vers l'ombre[93]. ». Pourtant, pendant longtemps la scène est représentée dans un palais à l'intérieur d'une église, sous un portique, ou encore en plein air. L'Évangile selon Jean décrit en effet la descente du Saint-Esprit sous la forme d'une colombe lors du baptême de Jésus. Leur position respective définit leur relation[94] : Marie peut être la servante de Dieu qui reçoit le message transmis par un ange arrivant avec impétuosité, ou au contraire une souveraine qui reçoit son hommage[93]. L'ange sans ailes : André Corneille Lens, XVIIIe siècle, Anvers. Ces tableaux illustrent la doctrine selon laquelle le Christ n'aurait pas été conçu in utero, mais serait entré tout formé dans le sein de Marie. La tige comporte souvent trois fleurs, Marie étant vierge avant, pendant et après l'enfantement ; seule la première est épanouie au moment où advient l'Annonciation, les deux autres étant encore en bouton. De même que Marie « corrige » le péché originel, le récit de l'Annonciation introduit le Nouveau Testament qui succède à l'Ancien. Au XVe siècle, dans une cellule du couvent San Marco, Fra Angelico ne montre plus que les murs intérieurs et donne au spectateur le sentiment d'être dans la même pièce que l'ange et Marie[88]. Ses gestes suivent la même évolution, avec un doigt pointé vers Marie, geste de l'orateur ou de l'empereur, ou un geste de bénédiction, index et majeurs collés ; à partir du XIVe siècle en Italie, l'ange croise les deux avant-bras sur la poitrine, signe de recueillement et d'humilité[131]. Six mois après avoir annoncé au prêtre Zacharie que sa femme Elisabeth, cousine de Marie, bien que stérile, donnera naissance à un fils qui sera nommé Jean, l’Ange Gabriel entre dans la demeure d’une femme nommée Marie. Giovanni Bellini, Annonciation (détail), vers 1500, Venise. L'Annonciation fait l'objet d'un culte important dans la Florence du Moyen Âge[51]. ... Histoire de peintures Histoires de peintures : Pour une histoire rapprochée de la peinture. Annonciation (détail), XIVe siècle, Belgrade. Piermatteo da Amelia, Annonciation Gardner, vers 1480, Boston. Parfois il tend le majeur ou le pouce, comme dans l'Annonciation de Lorenzetti à la Pinacothèque de Sienne. Tous deux sont posés devant un fond plat, sans profondeur. Le bâton : Icône de l'Annonciation (détail), XIVe siècle, Belgrade. Une Annonciation perdue de Masaccio aurait été pionnière, suivie par Domenico Veneziano et Fra Angelico à la fin de sa vie. Elle signifie son acceptation de la mission qui lui est confiée en repliant un ou parfois deux bras sur sa poitrine, paume ouverte vers l'extérieur, surtout jusqu'au XIIIe siècle. Pour les chrétiens, la fête de l'Annonciation de la Vierge commémore le jour où l'ange Gabriel, messager de Dieu, se présenta à Marie pour lui annoncer qu'elle donnerait naissance à un fils nommé Jésus, qui serait un enfant divin. Surprise : Marie se désigne du doigt. Message de l’ange, de gauche à droite : « Ave Gr(ati)a plena », « Je te salue, pleine de grâce… », Réponse de Marie : « Ecce ancilla d(omi)ni », « Voici la servante du Seigneur. Conformément aux descriptions de la scène données dans les livres de dévotion[n 16], Gabriel est souvent accompagné d'autres anges, le ciel entier venant assister au mystère de l'Incarnation. Le Livre arménien de l'Enfance, qui reprend cette description en la développant, précise que le Verbe s'incarne en Marie en passant par son oreille[5]. Dans l'Annonciation de Piero della Francesca à Pérouse, c'est un pan de marbre coloré qui contient un point de fuite particulièrement marqué[154]. Jacopo Bellini introduit la représentation toscane, d'abord sous la forme d'une perspective centrée, la Vierge et l'ange séparés par une colonne, puis dans des compositions asymétriques offrant des vues sur la ville ou sur l'extérieur. Federico Barocci, chapelle de la basilique Sainte-Marie-des-Anges d'Assise, 1592. On retrouve ce thème sur l'enluminure d'un évangéliaire du monastère de Deir El-Zaafaran (vers 1250). Il est temps que tout change, depuis la racine. Crivelli, Annonciation (détail), Londres. En Occident, à partir du XIIIe siècle, en Occident, Marie est souvent représentée en train de lire un ouvrage, sans doute un texte religieux[18]. Ce parallèle a trouvé une traduction abondante dans l'art du Moyen Âge latin[170]. Les premières représentations de l’Annonciation dans l'art remontent à l'époque romaine tardive, dont héritent les mondes byzantin et orthodoxe, puis le Moyen Âge européen. Dans un manuscrit persan du XVe siècle, copie d'un calendrier d'Al-Biruni, Marie est assise simplement sur un pouf, tenant une quenouille ; l'ange se tient debout à l'extérieur, les ailes encore déployées et le visage environné de feu. L'Ange tend le lys à Marie : Fra Filippo Lippi, Annonciation aux deux donateurs agenouillés (détail), Rome. Ils peuvent aussi correspondre, comme dans de nombreuses représentations de la Vierge, aux donateurs ou à une corporation pour le compte de laquelle le tableau a été commandé. L'Annonciation d'Ambrogio Lorenzetti, d'après Erwin Panofsky, est une œuvre d'une importance considérable en raison de son rôle dans l'invention de la perspective en art. Celle de Fra Angelico ou son atelier, en 1450, dégage Marie de son attitude ancienne de soumission pour mettre l'accent sur sa relation avec l'ange. Si ce consentement s'exprime souvent par un geste d'acceptation, il peut aussi être matérialisé, comme la salutation de l'ange, par une inscription en latin : « Ecce ancilla domini fiat », c’est-à-dire « Voici la servante du Seigneur, que cela soit fait »[100]. Les paroles de l'ange (« Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi »[n 13]) se rapportent, comme le mouvement de l'ange, au premier moment de l'Annonciation, mais la descente du Saint-Esprit indique son terme, l'Incarnation[48]. Le jardin, symbole du Paradis, où ne sont pas représentés Adam et Eve, comme dans le tableau du musée du Prado, est entouré d’une palissade. Cette rencontre entre la Vierge et l'archange est relatée dans l'évangile selon Saint Luc. Celui-ci se tient à droite de Marie et il ne porte pas d’ailes. Pourtant, certains peintres représentent deux ou trois anges, comme Bernardo Daddi au XIVe siècle[123], Fra Filippo Lippi en 1443[n 25]. Jésus est donc l'envoyé de Dieu, mais ce n'est pas son Incarnation[13]. Daniel Arasse nuance les propos de Panofsky, mais fait observer que le pavage permet de situer pleinement les personnages dans le lieu représenté, qui s'étend jusqu'au bord du tableau, alors que les personnages paraissent placés en avant du décor chez Duccio[n 14]. L'événement marque ainsi le point de basculement entre le monde décrit par l'Ancien Testament et celui qui résulte de l'arrivée du Christ. Barna da Siena ou Limmo Memmi, Annonciation (détail), 1335-1350, San Gimignano. « La fleur du jardin, écrit Bernard de Clairvaux, est le symbole de la virginité dont la naturelle pudeur fuit le monde, aime la retraite et une vie austère. Le motif de la palme peut renvoyer à une mention de Dante, qui indique dans le Paradis que l'ange « porta la palme à Marie, quand le Fils de Dieu voulut se charger de notre fardeau », ainsi qu'à certaines représentations de la palme dans l'imaginaire médiéval, selon lequel le palmier pouvait être fécondé par un souffle d'air[141]. La représentation de l'Annonciation se fonde la plupart du temps sur l'Évangile selon Luc, avec de rares emprunts aux apocryphes[n 9]. Toutefois Jésus est ici l'envoyé de Dieu, non son Incarnation. Dans le monde russe, l'Annonciation d'Oustioug montre le Christ enfant présent dans le sein de Marie au moment même où l'ange lui annonce sa maternité divine, tandis que Dieu est représenté en haut, dans une mandorle. Jacopo Bellini (et atelier), Annonciation, avant 1465, Turin. L'un arrive et transmet un message ; l'autre est immobile et écoute[93]. À partir du XIIIe siècle, c'est le visage du Seigneur, soit jeune, soit vieux, qui apparaît en médaillon. L'ange est généralement situé à gauche de Marie par rapport au spectateur. Dans le second cas, Filippo Brunelleschi, dans son projet de bas-relief pour le baptistère de Florence en 1401, introduit une minuscule Annonciation au sein même du sacrifice d'Isaac par Abraham, scène préfigurant le « sacrifice » du Christ par Dieu le Père. L'art du XIIe siècle en France conjugue ces deux traditions : la Vierge est assise avec le fuseau dans un chapiteau à Arles, mais debout à la Charité-sur-Loire. Parfois les deux figures sont séparées en deux tableaux ou éléments de fresques distincts, de part et d'autre d'une ouverture comme Giotto dans la chapelle Scrovegni à Padoue, d'un retable ou d'un autre élément de décor comme Pontormo à l'église Santa Felicita de Florence. Verrière de l'Annonciation, XIVe siècle, Chartres (détail). À partir du XIVe siècle, le lys supplante les autres attributs de Gabriel en Occident. Marie exprime sa surprise en écartant ses mains, voire en se désignant du doigt. L'année calendaire commence le jour de la Fête de l'Annonciation[52] qui, au XVe siècle, fait l'objet de représentations théâtrales à Florence : Filippo Brunelleschi, l'un des inventeurs de la perspective, conçoit et met en scène des « machines » qui soulèvent la stupéfaction des spectateurs[53]. On retrouve le thème à la même époque sur des ampoules de Monza et de Bobbio, originaires de Terre sainte[19]. L'histoire «L'ange est allé vers elle et lui a dit: Salutations, vous qui êtes très favorisé! Marie fait face aux critiques d'une assemblée dans une fresque de l'église Saint-Martin de Vic, au cours de la première moitié du XIIe siècle. Les deux personnages appartiennent à deux mondes distincts qui ne peuvent se mélanger, loin du rapprochement observé dans les Annonciations chrétiennes[13]. Un texte de salutation de l’Ange Gabriel apparaît entre les colonnes, tandis qu’un autre texte, sous les colonnes, invite les moines passant devant la fresque à dire un Ave. Guido di Pietro, Fra Giovanni en religion, est un peintre du quattrocento, plus connu en France sous le nom de Fra Angelico. L'Annonciation est un thème couramment représenté dans les arts visuels depuis les premiers siècles du christianisme jusqu'à nos jours. Mystère absolu, l'entrée du divin, de l'infini, de l'incorruptible dans un corps humain, limité, mortel, est forcément incompréhensible et paraît proprement irreprésentable[n 27]. Le Trecento italien commence à placer la scène dans un intérieur. Pietro Cavallini, mosaïque, vers 1291, Rome. Cette conception sera condamnée par le concile de Trente qui interdira les représentations du Christ en homoncule[149]. Tiepolo, Le Transport de la Sainte Maison de Lorette, Venise. La scène se passe dans un espace clos, totalement fermé au monde extérieur. La colombe apparaît plus rarement[23]. Il lui donne une branche de palmier du paradis et repart au ciel. Elle joue donc un rôle central dans un tableau tel que L'Incarnation du Christ de Piero di Cosimo, consacré à la réalisation de ce dogme sans pour autant représenter l'épisode de l'Annonciation dans son ensemble. Dans la tradition hellénistique, la Vierge est assise, filant souvent la pourpre et ressentant le poids de la mission qui lui est confiée ; l'art syrien la montre exprimant sa volonté d'accepter le message divin. Très souvent, dès le VIe siècle au moins[145], une colombe envoyée par Dieu descend du sommet du tableau en direction de Marie. Véronèse, Annonciation, vers 1570, Madrid.

histoire de l'annonciation 2021