Textes et amphores panathénaïques associent ces deux derniers objets aux cérémonies des Panathénées. Le panneau de Tellus Mater évoque l'Aphrodite de la frise est et devient alors aussi un hommage à la gens julia à laquelle appartenait Auguste : Vénus, ancêtre de la gens est assimilée à la déesse nourricière italique et l'autel est érigé à la demande de l'Empereur. Archéologues et spécialistes de l'art antique ont des avis divergents à propos de ces personnages. Cette continuité confirme que les sculptures ont été réalisées sur les plaques de marbre déjà installées au sommet du mur[36]. Une plaque de bronze retrouvée à Templemars est quant à elle la copie du thème du bovin mené au sacrifice[Article 34]. Elle devait donc être difficile à voir et devait apparaître déformée au spectateur qui la contemplait par en dessous. Cela signifie que la remise du péplos au centre serait elle aussi sur un autre plan de la réalité[77]. Dans un cas comme dans l'autre, ils tournent le dos à l'une des deux[75],[76]. S'il s'agit de la remise du péplos, les objets mal identifiés portés par les « Ergastines » seraient donc bien alors des éléments du métier à tisser le péplos. Les quatre porteurs de « tablettes » du côté sud pourraient être liés aux comptes de l'ensemble des cérémonies des Panathénées. Les plaques sont accrochées au mur par des agrafes de métal. Divers objets de métal devaient orner la frise, comme l'attestent les nombreux trous placés dans les rênes des chevaux, les couronnes (celle de laurier d'Apollon par exemple) ou les attributs des dieux[24],[39]. Ils proposent diverses interprétations liées aux mythes du péplos, allant jusqu'à l'identifier à Érichthonios. La présence de l'homme identifié comme l'archonte-basiléus pose problème : aucun prêtre masculin n'officiait sur l'Acropole lors des Grandes Panathénées[81],[109]. De plus, l'usage de la couleur rendait la frise plus visible[15],[25],[24],[22],[35]. Ils sont groupés par paire : Zeus et Héra ; Athéna et Héphaïstos qu'elle a élevé[N 15] ; les jumeaux Apollon et Artémis ; Éros et sa mère Aphrodite. Puis la procession se divise en deux groupes, l'un sur le côté nord, l'autre sur le côté sud. Des cavaliers accompagnaient les processions (Xénophon, Le Commandant de la cavalerie, III, 1-2). Les détails des chaussures ont aujourd'hui disparu, car ils faisaient partie du décor peint. Les cavaliers et apobátai sont aussi interprétés comme des références aux Panathénées. Pour avoir le meilleur angle de vue il faut se placer à l'extérieur de la colonnade, à environ vingt mètres du bâtiment (et dans ce cas, les colonnes bouchent en partie la vue). Les traces de suie, de dioxyde de carbone et de soufre datant du XIXe siècle sont encore visibles sur les blocs les plus fragiles de la frise qui ont échappé au nettoyage intempestif de 1937-1938. Il lui fut proposé 35 000 livres : il accepta et resta donc endetté. ), à moins que Carrey ait mal représenté la caisse de résonance des lyres[48],[62],[65],[29],[66],[68],[69]. Iris, Héra et Zeus, frise est (British Museum). Des éléments du, Les dernières caisses n'arrivèrent à Londres qu'en 1811. Elle a saisi le pied (subsistant) du tabouret le plus proche d'elle. L'archéologue américaine Joan B. Connelly propose en 1996 une interprétation[Article 9] liée à un autre mythe fondateur. Cela accentue l'impression que la procession se déplace. On y dénombre plus de 360 personnages et 220 animaux. Dans ce cas cependant, il semblerait que ce furent plutôt les dessins de Stuart et Revett qui furent copiés et non les marbres eux-mêmes[181]. Cependant, il manque les éléments présents sur les autres représentations de sacrifice dans l'art : il n'y a ni autel ni couteau rituel. Il pourrait s'agir de la fondation mythique des Panathénées et donc de la première remise du péplos, par Érichthonios, identifié dans le jeune garçon de la frise est (Est 35), à son prédécesseur Cécrops (Est 34, l'« archonte-basiléus »). Sa tenue rappelle celle du jeune esclave au tout début du côté nord de la frise[74],[81],[86],[87]. Parmi les chevaux, l'un, manifestement jeune, a la crinière non taillée ; un autre se cabre et deux hommes ne peuvent le contrôler[56],[57]. Ces diverses tentatives ont été résumées dans, La courbe du cou du cheval (Ouest XII) rappelle celle du cheval de Séléné sur la métope nord, Le chiton d'Iris sur le fronton ouest fait penser à celui de l’, Annali dell'Istituto di corrispondenza archaeologia, Jahrbuch des Deutschen Archäologischen Instituts, frise du palais d'Apadana (de Darius à Persépolis), reconquête de l'Égypte par les Britanniques, premières années qui suivirent son indépendance, base du groupe statuaire de Domitius Ahenobarbus. Sur les côtés nord et sud, la longueur moyenne est de 1,22 mètre, soit celle des blocs de marbre des murs, avec des plaques un peu plus longues au-dessus des porches (1,38 mètre à 1,705 mètre). Monuments - Parthénon • Érechthéion • Frise des Panathénées Lorsque la procession quitte les côtés nord et sud pour arriver à l'est, le rythme représenté semble se ralentir ; pour la première fois, des figures féminines apparaissent ; les animaux disparaissent[62],[70],[71],[72],[73]. entre 443 et 438 avant J.-C. Frise des Panathénées, bandeau de marbre sculpté couronnant le mur du naos du Parthénon à Athènes. (, Mais les dessins attribués à Carrey s'arrêtent à la plaque Sud XXXVIII. Cette présence des dieux parmi les mortels est la theoxenia (le fait de recevoir les dieux chez soi), très répandue dans la mythologie grecque et donc dans les cérémonies religieuses[78]. Cependant, le mélange des ordres dans un même bâtiment n'était pas rare alors[111]. Surtout, elle suggère que la figure Ouest 28 (masculine pourtant) soit Athéna Hippia. Restitution des Frises du Parthénon? Les plaques de la moitié sud de ce côté ouest représentent six chevaux sans cavalier et des hommes à pied, le tout sous la supervision d'un homme qui tient une tablette à la main. Cependant, il est possible de conjecturer, à partir de ce qui est connu pour le « Théséion » et des statues classiques : le fond devait être bleu ; les chevaux qui se superposent devaient être de différentes robes ; des détails, trop difficiles à sculpter devaient être simplement peints (branches d'olivier ou queues des chevaux par exemple). La procession devait alors entamer la montée vers l'Acropole dont cavaliers et quadriges ne pouvaient négocier la pente. Au-delà des motifs, les techniques de sculpture sur cette frise semblent directement inspirées de ce qui s'était fait un peu plus tôt sur le Parthénon, principalement l'usage de la foreuse. À la suite de 200 ans d’échecs des négociations, la Grèce pourrait recourir à l’aide internationale pour demander la restitution des frises du Parthénon. Après le départ des Vénitiens dès 1688, et le retour des Ottomans, le bâtiment abrita à nouveau une mosquée. Toutefois, il pourrait ici s'agir de la nécessité de remédier à un défaut dans le marbre[53]. Plus sûrement, la frise du Trésor de Siphnos à Delphes, datant de 525 av. La scène centrale de la frise côté est pose des problèmes d'interprétation, d'abord parce qu'il manque un certain nombre d'objets de bronze, perdus et dont ne restent que les trous de fixation, mais aussi parce qu'il n'existe aucun autre exemple de ce type de scène dans l'iconographie grecque antique[84],[48],[74],[81]. Les chars sont accompagnés d'un magistrat à pied. Ainsi, l'attache d'une sandale, geste courant sur les vases et les stèles funéraires, est utilisé pour les figures Ouest 12 et 29 de la frise. J.-C.) conservée au Palais Altemps[N 44], imite la pose décontractée de l'Arès de la frise[177]. Les personnages sont numérotés en chiffres arabes, selon la même organisation[12]. Collection Diefenthal, Metairie. La frise eut évidemment une influence directe sur les frises sculptées dans les années qui suivirent, en premier lieu celle de l'Héphaïstéion (dit « Théséion »), construit à peu près en même temps. Athéna attachant sa sandale. Ainsi, sur le côté nord, des jeunes gens sont représentés portant les hydries, alors que la littérature évoque des jeunes femmes[104],[64],[66],[89]. Les artistes copièrent et utilisèrent plus ou moins directement la frise, ou ses moulages, bien sûr principalement dans leurs œuvres néo-classiques. Durant l'époque augustéenne, l'art grec du Ve siècle av. Il y a aussi soixante cavaliers, organisés en dix groupes de six, de façon bien plus évidente que sur la frise nord. À partir de 556 av. Les femmes ont toutes les cheveux longs : les jeunes en queue de cheval, les plus âgées relevés. À cette date, quarante caisses attendaient d'être embarquées au Pirée[N 30]. Sculptée dans des plaques de marbre, par Phidias au Ve siècle av. Les morceaux de marbre dispersés autour des ruines furent réduits en chaux ou réutilisés comme matériau de construction. Leur vêtement les fait ressembler aux magistrats qui se trouvent tout au long de la frise, mais ils semblent ne rien faire[77],[73],[79],[101]. Deux thèmes principaux surtout lui ont été empruntés : l’apobátês (soldat en armes, montant et descendant d'un char) et le bovin mené au sacrifice. Au début du XIXe siècle, un diplomate britannique, lord Elgin, amateur d'art grec soucieux d'améliorer la connaissance de ses compatriotes sur la Grèce antique, obtient du sultan turc le droit de démonter tout ce qui ne nuisait pas à la solidité des murs du Parthénon. La frise du Parthénon a quelques précédents. Il ressemble aussi au premier personnage de la frise nord (Nord XLVII 136), un garçon qui se tient dans la même position, avec lui aussi la partie postérieure du corps dénudée. Pour cette même raison, les chevaux sont aussi sculptés à une échelle plus réduite[14],[59],[48],[60],[56],[51]. Dès lors, une Athéna non armée, selon certaines interprétations, serait « Athéna erganè », patronne des travaux féminins, ce qui serait adapté à un contexte de remise d'un tissu brodé[77]. Le règlement religieux athénien prévoyait que des génisses étaient sacrifiées à Athéna, et des brebis à Pandrose. Appuyé nonchalamment sur l'épaule d'Hermès, assis sur un coussin, le dieu suivant est identifié à Dionysos[N 11] ; sa main levée devait tenir son thyrse qui ne devait qu'être peint puisqu'il n'y a aucune trace d'une attache d'un objet en métal. Chacune de ces figures féminines porte des vêtements et des coiffures qui les différencient des autres. Il n'en subsiste que quelques fragments. Amphore panathénaïque, à motif d’apobátês (340 - 339 av. Une étude s'appuyant sur les comptes connus de l'Érechthéion, sur le temps mis à sculpter les 92 métopes (cinq ans), sur l'hypothèse que la frise aurait été réalisée en cinq ans et enfin sur l'hypothèse qu'un artiste serait capable de sculpter 3,5 mètres par an, a calculé que l'équipe nécessaire à la réalisation de l'ensemble de l'œuvre aurait compté neuf artistes[24],[33]. Le « pré-Parthénon » (peu connu) était hexastyle. Celle-ci ne suffisant pas à répondre à la demande des universités, écoles d'art et musées mondiaux, une seconde série fut réalisée en 1838. Cette décision eut pour conséquence la nécessité d'extraire de la carrière des plaques de marbre beaucoup plus longues (jusqu'à 4,43 mètres) que pour des métopes et triglyphes[21]. Enfin, les groupes semblent être répartis par quatre sur la frise nord (quatre musiciens, trois fois quatre chars (il y avait douze phratries à Athènes), les cavaliers sont plus difficiles à compter) et par dix sur la frise sud (dix cavaliers coiffés de l’alôpekis, dix avec une cuirasse anatomique, dix avec une cuirasse à lambrequins, dix coiffés d'un casque attique sans cimier, dix coiffés d'un pétase, dix porteurs de vases). Anthony Raubitscheck[Article 14] considère que les douze figures masculines appartiennent toutes au même groupe. On trouve, dans les carnets de croquis puis dans les œuvres de nombreux sculpteurs, des éléments inspirés de la frise du Parthénon. J.-C., le trésor de la ligue fut transféré de Délos à Athènes. Son successeur pourrait être une célébration de toutes les victoires contre les Perses (Marathon, Artémision, Salamine, Platées, le cap Mycale et l'Eurymédon). Or, l'atmosphère du Londres victorien était une des plus polluées de l'histoire humaine. La plupart des références aux Panathénées proviennent en effet de sources romaines ou byzantines. Dès sa création, il semblerait que la frise du Parthénon ait inspiré les artistes, même s'il est difficile de savoir ce qui relevait alors de thèmes génériques ou de l'influence directe. La correction d'une erreur est visible sur la plaque nord XLVI : sur le dessin préparatoire, la tête du cheval Nord 130 était trop avancée pour respecter les proportions anatomiques. Le nombre de chars varie selon les descriptions qui en comptent plus au sud qu'au nord comme Jenifer Neils, ou moins au sud qu'au nord, comme Cook[64],[48],[56],[61],[29],[63],[67]. Notons que dans l'art grec antique, il est très rare que les dieux et les humains soient représentés les uns à côté des autres. Elle fut achevée en 1938 et les marbres ne purent y être placés avant la Seconde Guerre mondiale. Les nombreuses caisses d'antiquités collectées par les agents d'Elgin voyagèrent de la Grèce vers Londres sur plusieurs navires. La première description littéraire du décor sculpté du Parthénon a été écrite par Pausanias au IIe siècle apr. La question se pose en effet aussi quant à l'endroit où se trouvent les dieux. Il semblerait que la frise présentait toute la société de la cité d'Athènes qui pouvait facilement s'y reconnaître, à l'un des moments les plus importants de la vie civique et religieuse : la célébration de la fête religieuse la plus importante en l'honneur de la déesse tutélaire de cette même cité[92],[93]. La qualité de la plaque centrale de la frise ouest (Ouest VIII) fait qu'elle peut être attribuée à Phidias. Une fois le chantier terminé, ces artistes ont aussi poursuivi leur travail, cette fois-ci pour des commandes privées. Il quitta sa résidence de Park Lane et les marbres furent entreposés dans une arrière-cour de Burlington House qui appartenait alors au duc de Devonshire[159]. Est-ce l'ancien[N 20] ou le nouveau péplos ? La représentation de la cavalcade est moins détaillée que de l'autre côté du bâtiment (avec des exceptions : la plaque III et celle des chevaux au galop avec les chars sont de très grande qualité). J.-C. En 480 av. Le groupe à pied était composé de seize hommes âgés, de huit musiciens jouant de la lyre et de l'aulos, de quatre jeunes gens portant des hydries (hydriaphoroi) ou des plateaux d'offrandes (skaphephoroi), ainsi que du bétail (quatre génisses et quatre brebis) destiné au sacrifice[36],[48],[65],[66]. Le Parthénon avait une double fonction : 1. d'une part, c'était le grand temple consacré à la déesse Athéna, protectrice de la cité d'Athènes et déesse de la guerre et de la sagesse, qui abritait la statue d'Athéna, sculptée par Phidias et consacrée en -439/-438 ; 2. d'autre part, c'était un trésor, le lieu où, à partir de 454 av. L'ouvrage "Le Parthénon, un monument dans l'histoire de François Queyrel" retrace la construction et la vie du Parthénon depuis ses origines jusqu'à nos jours, et propose une analyse hypothétique de la symbolique du monument basée sur les détails de sa constitution ainsi que sur le contexte historique et religieux dans lequel il naquit et évolua. Selon Jenifer Neils, la disposition des dieux (en groupes « terrestre » et « marin ») renforcerait cette interprétation. Dès les premières années qui suivirent son indépendance, la Grèce essaya de faire revenir sur son sol les marbres du Parthénon, dont ceux de la frise[163]. Les animaux destinés au sacrifice ont permis d'autres suggestions : ceux de la frise nord (la plus vue) contrastent avec ceux de la frise sud. Villa Farnesina. Elles pèsent autour de 2 tonnes. Pourtant, ce détail est difficilement visible à la hauteur où se trouve la frise. Le « nouveau » musée de l'Acropole d'Athènes, achevé en juin 2009, a été construit et aménagé dans le but d'abriter l'intégralité des marbres du Parthénon, à leur retour en Grèce[166]. Une autre figure (Ouest 4 plaque III), faisant un geste de diadumène ressemble à une stèle funéraire trouvée à Delphes[N 6] datée de 460-450 av. Artémis prend le bras d'Aphrodite. Seules deux figures humaines (et masculines) sont nues, ainsi qu'Éros. Même un peintre très éloigné du néoclassicisme comme Thomas Eakins a travaillé sur des moulages disponibles à Philadelphie. Ce travail en « binôme » était assez répandu à l'époque : deux architectes pour le Parthénon, deux sculpteurs pour le groupe des Tyrannoctones de l'Agora, deux sculpteurs pour le décor du Trésor de Siphnos à Delphes. Chaque année, à l'issue d'une procession, les Athéniens apportaient un nouveau vêtement, le péplos au xoanon (statue en bois d'olivier) d'Athéna poliade conservée dans l'Érechthéion. Pour lui, les chevaux et les chars sont le signe de l'héroïsation ; les cavaliers et les chars sont organisés en dix groupes, représentant peut-être les dix tribus ; certains des cavaliers et apobátai sont en armure hoplitique. La frise des Panathénées est longue de 160 mètres. Un panneau de marbre provenant de la Villa d'Hadrien (vers 120)[N 46] évoque la plaque Ouest VIII[179]. L'affaire, d'abord passée sous silence, fut révélée par la presse au printemps 1939[169],[170]. Pour compenser ce défaut, les blocs de marbre ont été sculptés de façon que le haut soit un peu plus avancé que le bas, les faisant ainsi légèrement pencher vers les spectateurs. La frise est représentée dans les dessins qu'il en a faits[16],[88],[89]. En 1993, les derniers éléments de la frise encore en place sur le Parthénon furent déposés et remplacés par des copies, en vue d'être préservés. Ses sculptures ignorent les ruptures de plaques. Malgré tout, la frise peut être une célébration de la victoire de Marathon, mais d'une façon plus générale[113]. Il est encore plus difficile de nommer avec certitude l'artiste qui aurait sculpté une section particulière de la frise. Il semblerait qu'ils sont en fait, comme il est de tradition, en groupe, mais installés en demi-cercle comme sur les gradins d'un amphithéâtre, dominant les deux actions qui se déroulent à leurs pieds[75],[77],[76]. Il devait tenir un sceptre dans la main droite[62],[74],[81],[77],[82],[75],[80],[83]. Elle est aussi connue par des gravures. Elle se déroule ensuite d'ouest en est, de chaque côté du sékos. Il n'existe pas de description de la frise, contemporaine de sa réalisation, qui pourrait aussi en donner une interprétation définitive. Il n'existe aucune inscription concernant spécifiquement la réalisation de la frise du Parthénon[24]. Deux cavaliers ne sont pas encore montés sur leurs chevaux. De même, au centre du côté ouest, les deux cavaliers barbus (l'un déjà à cheval, Ouest 8, l'autre maîtrisant son cheval cabré, Ouest 15) pourraient être les hipparques. Il évoque toutes les sculptures du Parthénon, les appelant « preclaris imaginibus » (« très nobles images ») et considère qu'elles représentent les « victoires des Athéniens du temps de Périclès ». Le double cortège pourrait, selon Burkhardt Wesenberg[Article 10], être le symbole des Panathénées anciennes, au nord, du temps des quatre tribus et des Panathénées nouvelles, au sud, depuis les réformes de Clisthène et l'institution des dix tribus[14],[100]. Il descendit les plaques de la frise et les fit transporter au Royaume-Uni : le British Museum de Londres possède une grande partie de la frise des Panathénées (le gouvernement grec demande leur restitution afin de les exposer dans le musée de l'Acropole à Athènes). Par contraste, les himations des femmes (plus lourds) et les vêtements des dieux sont statiques, ce qui souligne la solennité du moment. La procession arrive du côté est où elle est accueillie par les dieux. (, Jenifer Neils précise que nombre d'éléments de décor du Parthénon représentent des moments d'après un événement : sur le fronton est, la naissance d'Athéna est terminée ; sur la base de la statue chryséléphantine, la création de Pandore est achevée. La frise du Parthénon, 160 m de marbre sculpté au Ve siècle avant notre ère parait la partie intérieure du monument jusqu’au début du XIXe siècle quand Thomas Bruce, plus connu sous son titre de Lord Elgin, l’a méthodiquement démontée et transportée à … Le premier mur, érigé au XIIIe siècle av. Elles ont pu aussi être sculptées au sol avant d'être mises en place[38]. C'est une nouveauté dans la sculpture grecque : un thème non-mythologique sur un bâtiment à vocation religieuse. La scène représente-t-elle, comme souvent dans l'art grec[N 21],[N 22], l'après-cérémonie, et non le moment sacré lui-même[109],[110] ? Quant au British Museum, il répond que les éléments de la frise font partie du patrimoine mondial et qu'elles sont plus accessibles au public à Londres qu'à Athènes[167],[168],[166]. De plus, une frise ionique nécessitait « moins » de travail de sculpture que des métopes, souvent en plus haut-relief. Dans l'incendie qui se déclencha, celle-ci explosa, emportant les murs intérieurs (sauf à l'ouest) et une partie des frises nord et sud avec eux. Les blocs de frise étaient attachés aux blocs des murs ou d'architrave par des chevilles de fer installées dans du plomb fondu. Ils sont les seuls personnages non-divins de la frise à ne rien faire : ils semblent discuter, pour certains appuyés confortablement sur une canne ; leur identification et leur nombre même posent des problèmes[48],[62],[77],[78],[71],[73],[79],[80]. Les chevaux et leurs attitudes sont tous différenciés. Les personnages masculins au centre de la frise est, entre la procession qui arrive et les dieux, sont le plus souvent identifiés aux dix héros éponymes ou à des magistrats. La plaque fut envoyée à Londres telle quelle par Elgin. Jenifer Neils et E. B. Harrison[Article 17] considèrent que le péplos est en train d'être replié. Jusqu'à l'édit de Théodose en 380, le Parthénon conserva son rôle religieux « païen ». Elle remplacerait toutes les statues brisées, comme le Parthénon remplacerait le pré-Parthénon brûlé. Parmi les figures masculines (Est 44 et 45) se trouveraient aussi deux Athéniens mythiques essentiels, Égée et Thésée. Déméter est ensuite représentée : la main droite sous le menton est son geste de deuil pour sa fille Perséphone disparue[N 12] ; sa main gauche tient la torche, tournée vers le bas, qui l'éclairait dans sa quête de sa fille. Les objets que portent certaines ne sont pas facilement identifiés : certains pourraient être des montants pour les broches destinées à rôtir la viande du sacrifice ; d'autres pourraient être des éléments de métier à tisser. Elle se déplace de la même façon en parallèle des deux côtés du bâtiment. Comme la procession partait du Dipylon (avec deux portes donc), on pouvait l'imaginer avec deux cortèges au départ, se rejoignant ensuite : d'où une frise nord et une frise sud. Evelyn Harrison, dans un article de 1982[Article 16], considère que les quatre côtés correspondent à quatre époques de l'histoire athénienne : l'ouest pour l'âge des héros ; le nord pour l'Athènes pré-démocratique ; le sud pour l'Athènes démocratique ; l'est pour l'Athènes éternelle. Pour nombre d'auteurs[Article 23], si les dieux tournent le dos à la remise du péplos, c'est qu'en fait ce n'est pas la remise du péplos mais le moment où l'ancien péplos est plié avant d'être rangé, ce qui est donc moins intéressant ; voire[Article 24] que le tissu n'est pas le péplos, mais un autre vêtement pour la statue d'Athéna[76]. Pour les historiens conservateurs, les Panathénées étaient un événement « populiste », comme le montrent son renommage d'« Anathenaia » (fête en l'honneur d'Athéna) en « Panathenia » (fête de tous les Athéniens) et sa réorganisation par le tyran Pisistrate (allié au peuple contre l'aristocratie) ou l'utilisation de la foule du festival pour diverses agitations politiques au VIe siècle av. Des comparaisons ont aussi été tentées avec d'autres œuvres voisines : entre les chevaux de la frise et ceux des métopes par exemple[Article 3], ou entre la frise et les frontons[Article 4]. Elles se poursuivent de l'une à l'autre, en continuité, à l'exception des éléments « uniques », comme la tête des cavaliers qui ne sont pas divisés. Elle entourait le sékos (partie fermée) du Parthénon sur l'Acropole d'Athènes. Le petit livre de François Queyrel, dans une langue claire et agréable, montre que non, et que bien des détails de la fameuse frise des Panathénées dont il fournit un très beau dessin au trait sur une planche en portefeuille restent susceptibles de nouvelles interprétations. L'interprétation la plus couramment acceptée est que les dieux sont installés comme sur les gradins d'un théâtre, en demi-cercle, dominant les deux actions qui se déroulent à leurs pieds[75],[76],[77]. Du côté sud, les deux premières jeunes femmes sont vêtues d'un chiton en plus de l'himation et du péplos ; elles sont suivies de deux jeunes femmes portant un thymiaterion, cinq avec un œnochoé et cinq avec des phiales. La frise ne fut pas touchée lors de la conversion du Parthénon-église en mosquée au XVe siècle, ni pendant les deux siècles qui suivirent[130]. C'est aussi sur cette partie de la frise que les différences de technique entre les nombreux sculpteurs sont les plus marquées (comme pour les crinières des chevaux). Les deux jeunes femmes en tête des groupes des « Ergastines », qui ne portent plus rien, auraient alors déjà déposé dans les mains de l'archonte-basiléus le péplos, qu'elles auraient porté jusque-là, et seraient donc les arrhéphores évoquées par Pausanias (I, 27, 3) et Aristophane (Lysistrata, v. 641-647)[79],[94].
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