La scène de remise du péplos se trouve au centre de la frise. Cette autocélébration réactionnaire explique l'absence des métèques, des hoplites, des thètes et des esclaves mais aussi l'insistance sur les chevaux, symbole aristocratique[121]. Pendant le conflit, la frise fut mise à l'abri dans les tunnels du métro de Londres, ce qui s'avéra pertinent puisque la Duveen Gallery fut intégralement détruite par les bombardements. ), à moins que Carrey ait mal représenté la caisse de résonance des lyres[48],[62],[65],[29],[66],[68],[69]. En 1807, Charles Robert Cockerell fut le premier artiste à dessiner la frise depuis qu'elle avait quitté le Parthénon. La formation initiale de peintre de Phidias aurait aussi pu lui faciliter le travail de conception. À cette date, quarante caisses attendaient d'être embarquées au Pirée[N 30]. Ils seraient donc représentés à la fois en train de participer à la procession et d'être héroïsés[104],[90],[111],[113]. Elles ne sont connues que par des descriptions ou des dessins, comme ceux attribués à Jacques Carrey. Si elle a été réalisée par plusieurs artistes, elle fut sculptée très probablement sous la direction de Phidias entre 442 et 438 av. Le naos est la salle dans laquelle est déposée la statue de la déesse. Le bloc de marbre, récupéré lors de la démolition de la maison après la guerre d'indépendance, est conservé au musée de l'Acropole[64],[48]. - Le blog de … Cependant, une dizaine de plaques, tombées à la suite de l'explosion de 1687, avaient été enterrées et ainsi préservées jusqu'aux fouilles sur l'Acropole en 1833[138]. Elles tournaient à l'aide d'un arc et étaient utilisées perpendiculairement à l'objet sculpté. Dans un cas comme dans l'autre, ils tournent le dos à l'une des deux[75],[76]. Elle remplacerait toutes les statues brisées, comme le Parthénon remplacerait le pré-Parthénon brûlé. En août 1800, l'équipe d'artistes (peintres, graveurs, mouleurs) engagée par Lord Elgin, ambassadeur britannique auprès du gouvernement ottoman, arriva à Athènes. La frise du Parthénon au British Museum (©Wikipedia Commons). De plus, l'ensemble du programme du Parthénon et la taille de la frise rendent crédible ce travail à deux[27],[28],[29]. Elle est aussi connue par des gravures. Le sacrifice humain étant devenu un interdit de la religion grecque antique, il semble donc surprenant d'en trouver un au centre d'un des éléments clés du décor du principal bâtiment à vocation religieuse de l'Acropole[119]. Elgin demandait que les marbres lui fussent achetés au prix qu'ils lui avaient coûté, soit 74 240 livres[N 36]. L'identification de chacun des héros est encore plus difficile, pour deux raisons : l'état de conservation de la frise et le fait que ces héros aient été très peu représentés ailleurs. Les résultats ont varié de trois à quatre-vingts[33]. La dimension de chaque plaque a été adaptée au sujet qu'elle devait représenter, et non l'inverse, car il n'y a aucun débordement des gravures d'une plaque sur l'autre. Martin Robertson[Article 12] et Susan Rotroff[Article 13] voient Est 18 et 19 comme des magistrats, mais pas Est 47 et 48. Cette dernière montre à son fils Éros la procession qui s'approche[N 14]. Athéna attachant sa sandale. Les trois figures féminines seraient alors deux des trois filles de Cécrops (Aglaure, Hersé ou Pandrose) accompagnant Gaïa (mère d'Érichthonios). Plutarque (dans sa Vie de Périclès 13.4-9) indique que Phidias a supervisé l'ensemble de la construction du Parthénon et qu'il dirigeait les autres artistes. Les apobátai représenteraient les agones ; la procession elle-même symboliserait les sacrifices ; les cavaliers évoqueraient la formation militaire. Pour Adolf Furtwängler[Article 21] en 1893, la cérémonie aurait lieu dans le Parthénon, hors de vue[76]. Afin de créer une abside à l'est, la partie centrale de la frise fut déposée : elle ne figure pas sur les dessins attribués à Carrey, mais a été retrouvée. J.-C. Les cultes païens sont interdits par Théodose. La longueur de l'ensemble sculpté se prête à la représentation d'une procession[13],[15]. Il porte un long manteau, plus long devant, révélant tout l'arrière de son corps, nu. Presque tous les personnages représentés sont donc vêtus, permettant un grand travail sur les draperies et leur mouvement. Elle fut acceptée par beaucoup, parfois dans une version plus subtile : les marbres auraient été endommagés durant l'Antiquité et restaurés à l'époque d'Hadrien[156]. Ils proposent diverses interprétations liées aux mythes du péplos, allant jusqu'à l'identifier à Érichthonios. Le 15 juin 2014, au Ulriksdals Slottsteater de Solna, en Suède, dans le cadre du festival O/modernt, a été donnée une cantate de 40 minutes en huit mouvements, intitulée Panathenaia. La déesse est à la place d'honneur de ce côté, au même niveau que son père, le Parthénon lui étant dédié. C'est une nouveauté dans la sculpture grecque : un thème non-mythologique sur un bâtiment à vocation religieuse. La frise dorique extérieure nécessitait quatre-vingt-douze métopes, aux thèmes liés (gigantomachie, amazonomachie, combat des Centaures et des Lapithes et guerre de Troie), mais dont les limites artistiques semblaient atteintes (des métopes sud étaient assez éloignées du thème général). À la suite de 200 ans d’échecs des négociations, la Grèce pourrait recourir à l’aide internationale pour demander la restitution des frises du Parthénon. Les personnages à pied pourraient être au nombre de dix-huit au sud contre seize au nord. Hermès porte les signes du voyageur : manteau, bottes et pétase sur les genoux ; le caducée qu'il avait en main était en métal et a disparu, il ne subsiste que le trou dans la sculpture où il s'adaptait. J.-C., la principale fête religieuse d'Athènes était les Panathénées, célébrées durant le mois d'hécatombeion, avec, tous les quatre ans, en imitation des Jeux olympiques, une cérémonie plus importante, celles des « grandes Panathénées ». (, Il existe aussi des colonnes ioniques dans l’. Témoignage de Lord Elgin devant la commission d'enquête parlementaire au moment de l'achat de sa collection. Elle a saisi le pied (subsistant) du tabouret le plus proche d'elle. La frise du Parthénon ou « frise des Panathénées » est une frise ionique (sur un bâtiment dorique) en marbre du Pentélique de 160 mètres de long représentant 378 figures humaines et 245 animaux. Ils ont parfois été identifiés aux dix hommes situés entre les jeunes femmes et les dieux sur le côté est, mais cette interprétation est le plus souvent rejetée au motif que leur attitude décontractée ne correspondrait pas à celle d'organisateurs des festivités. Les vingt plaques suivantes, composant quasiment l'intégralité de la procession de ce côté du bâtiment, représentent soixante ou soixante-deux cavaliers. Entre les jeunes femmes et les dieux au centre, se trouve un groupe d'hommes âgés. La règle architecturale imposait jusqu'alors, pour un temple dorique, une « frise dorique » : alternance de métopes et de triglyphes, ces derniers se trouvant au-dessus des colonnes. Ian Jenkins[Article 11] considère que seul Est 18 est un magistrat. Sa numérotation a été un peu adaptée par William Dinsmoor en 1954[Article 1]. Si Est 47 est un magistrat, alors les figures masculines derrière lui (Est 48, 49 et 52) le sont aussi. Seules deux figures humaines (et masculines) sont nues, ainsi qu'Éros. Ainsi, le bâtiment du Club Athenaeum dessiné par Decimus Burton (1827-1830) est orné d'une reproduction fidèle de la frise sur fond bleu (influence Wedgwood). Sculptée dans des plaques de marbre, par Phidias au Ve siècle av. Le thème de l’apobátês était inexistant dans la céramique attique avant la fin du Ve siècle av. Une autre figure (Ouest 4 plaque III), faisant un geste de diadumène ressemble à une stèle funéraire trouvée à Delphes[N 6] datée de 460-450 av. De plus, les Grandes Panathénées se tinrent en 490 av. Tous les personnages précédant les chars, sont à pied. Là, apparaissent pour la première fois des figures féminines. La correction d'une erreur est visible sur la plaque nord XLVI : sur le dessin préparatoire, la tête du cheval Nord 130 était trop avancée pour respecter les proportions anatomiques. L'âge des personnes est aussi signifié, avec un corps un peu plus « lourd ». Peut-être inspiré par les figures Ouest 12 et 29 de la frise du Parthénon. Une solution archéologique n'est satisfaisante que si elle aboutit à un classement par espèce. Il quitta sa résidence de Park Lane et les marbres furent entreposés dans une arrière-cour de Burlington House qui appartenait alors au duc de Devonshire[159]. Dès 1892, A. H. Smith[Article 25] avait suggéré cette organisation. Cette scène centrale est encadrée par les deux colonnes centrales du portique est[85]. On trouve, dans les carnets de croquis puis dans les œuvres de nombreux sculpteurs, des éléments inspirés de la frise du Parthénon. Ils ne pouvaient s'approcher suffisamment près de la frise pour la dessiner et la mouler, le Parthénon étant situé sur l'Acropole d'Athènes, une forteresse militaire interdite aux étrangers. Ouest VIII serait cependant la seule plaque sculptée par le maître d'œuvre. Le règlement religieux athénien prévoyait que des génisses étaient sacrifiées à Athéna, et des brebis à Pandrose. Le magistrat Ouest 1 rappelle aussi son travail sur la statue de culte dans l'Héphaïstéion[30]. Au contraire, sur la frise nord, il est plus difficile de déterminer le nombre de groupes et le nombre de cavaliers cheminant de front et les auteurs divergent dans leur description des soixante cavaliers[56],[18],[61]. Un autre des éléments les plus étonnants du Parthénon était également sa magnifique frise, brillamment colorée, qui décorait l'extérieur. D'ailleurs, en 454 av. Les objets que portent certaines ne sont pas facilement identifiés : certains pourraient être des montants pour les broches destinées à rôtir la viande du sacrifice ; d'autres pourraient être des éléments de métier à tisser. Elle portait à la statue d'Athéna Polias (un xoanon conservé dans l'Érechthéion) un nouveau péplos brodé[10]. Aussi, décomptes et interprétations divergent. J.-C. l'on gardait l'argent de la Ligue de Délos, c'est-à-dire l'ensemble des fonds versés par Athènes et ses alliés pour faire la guerre contre l'empire perse. Pour éviter la « monotonie », les concepteurs de la frise lui ont donné un rythme (a-b-a : lent-vite-lent), plus visible pour les animaux du sacrifice que pour les humains : une génisse marche doucement, une autre est agitée[N 8], une troisième se calme[N 9],[51]. À l'origine les plaques étaient colorées. Là-bas, ils ont été préparés aux dimensions nécessaires avant d'être transportés et mis en place au-dessus de l'architrave ou en haut des murs du sékos pour les côtés[22]. Il se pourrait aussi que la réalisation de cette partie ait été retardée au profit de travaux plus importants et qu'elle ait donc été terminée dans l'urgence. La frise est en marbre du Pentélique. Collection Diefenthal, Metairie. La procession devait alors entamer la montée vers l'Acropole dont cavaliers et quadriges ne pouvaient négocier la pente. Phidias, peintre de formation, avait travaillé à Olympie avec Panénos. De même, pour créer des fenêtres dans la nouvelle nef, trois plaques de chaque côté (sud et nord) furent déposées[124],[125],[126],[127],[122]. Vénus et Amour dans la loggia de Psyché par Raphaël (1517) rappelle Aphrodite et Éros sur le Parthénon. Le Parthénon fut érigé entre 447 et 438 av. La scène centrale de la frise côté est pose des problèmes d'interprétation, d'abord parce qu'il manque un certain nombre d'objets de bronze, perdus et dont ne restent que les trous de fixation, mais aussi parce qu'il n'existe aucun autre exemple de ce type de scène dans l'iconographie grecque antique[84],[48],[74],[81]. La reconquête de l'Égypte par les Britanniques plaçait Elgin et ses employés en situation diplomatiquement favorable. La parade d'hoplites, importante dans la procession des Panathénées, est absente de la représentation sur le Parthénon alors que les chevaux et chars occupent les deux-tiers de la frise[14],[104],[100]. C'est néanmoins la première fois qu'un thème non-mythologique et unique est représenté sur un bâtiment à vocation religieuse[13],[79],[89]. Il fait le même geste au-dessus de la tête que le cavalier sur la deuxième plaque du côté ouest. Cet objet a été identifié comme un long fouet, lié à la présence des chevaux, ou bien comme un kerykeion (bâton de magistrat) ou encore comme une salpinx (sorte de trompette). L'enfant Est 35 serait alors Chtonie, Est 34 son père Érechthée, Est 33 sa mère Praxithée, et en Est 31 et 32 se trouveraient ses deux sœurs Pandore et Protogénie. Villa Farnesina. La scène représente-t-elle, comme souvent dans l'art grec[N 21],[N 22], l'après-cérémonie, et non le moment sacré lui-même[109],[110] ? Le sujet unique et son unité artistique indiquent que la frise a dû être supervisée par un seul artiste organisant le travail de plusieurs sculpteurs. Ils ne peuvent être représentés de face (convention artistique grecque), donc ils doivent être tournés soit vers la procession, soit vers la scène centrale. Cependant, à l'arrière du trône de Zeus, subsistent quelques marques d'un ciseau plat et de coups de râpe entre les plis des draperies et sur la joue d'Artémis. Pour d'autres (Ian Jenkins par exemple), elle a l'égide sur les genoux et devait avoir une lance dans la main droite, comme l'indiquerait la rangée de trous destinés à tenir l'objet de métal. Fortement endommagée par le temps, cette frise est aujourd'hui dispersée entre de nombreux musées, seuls quelques fragments restent en place au Parthénon. Elle est formée par des plaques de marbre de 1,22 m de hauteur et 7 cm d'épaisseur. Toute la bonne société londonienne ainsi que les artistes vinrent visiter l'exposition temporaire[155]. La frise du Parthénon a pu subir au cours de son histoire des dégâts « naturels » : les coins en bas des plaques sont parfois absents, peut-être cassés lors de tremblements de terre[122]. Les blocs ont été extraits d'une carrière à 19 km de l'Acropole. Il n'y a que deux exceptions : le cavalier Nord 120 est vu de trois-quarts dos et la jambe du cavalier Sud 9 est pliée. Il avait une longueur totale de 160 mètres et avait une hauteur de 1,02 mètre. En 1806, l'Empire Ottoman offre au diplomate britannique Lord Elgin un ensemble comprenant 12 statues, 156 dalles de la frise du Parthénon, 15 métopes (la frise du temple d'Athéna Niké qui jouxte le Parthénon), et une cariatide servant de pilier en remerciement de son soutien contre les Français en Egypte ; au total la moitié des ornements du Panthéon. Les figures féminines plus âgées pourraient être dix au total, et donc liées directement aux figures des héros éponymes. Enfin, pour Joan Connelly[Article 9], les dieux tournent le dos à la cérémonie car il s'agirait d'un sacrifice humain[76]. Cette décision eut pour conséquence la nécessité d'extraire de la carrière des plaques de marbre beaucoup plus longues (jusqu'à 4,43 mètres) que pour des métopes et triglyphes[21]. Le moulage quasi complet de la Skulpturhalle de Bâle en est un rare exemple[173]. Les tabourets et coussins leur seraient destinés. Les dieux sont assis, mais leur tête reste au même niveau que celle des mortels (« isocéphalie ») qui s'approchent : ils sont donc représentés plus grands (d'un tiers à peu près), convention artistique et religieuse[62],[74],[46],[82]. Le pré-Parthénon devait déjà célébrer la victoire de Marathon. De plus, une frise ionique nécessitait « moins » de travail de sculpture que des métopes, souvent en plus haut-relief. Les Panathénées étaient la fête annuelle que les Athéniens organisaient en l'honneur d'Athéna, déesse protectrice de la cité. Pour la frise nord : I au coin nord-est et XLIV pour Michaelis et XLVII pour Jenkins au coin nord-ouest (dans le sens inverse donc de la numérotation de la frise sud).
frise du parthénon histoire 2021