Pour cela, il faut : Expliquer qui dirige la ville de Bagdad Réaliser un plan de la ville en faisant apparaitre les différents bâtiments Réaliser une courte fiche de présentation de chaque bâtiment agdad, capitale des Abbassides Bagdad, capitale de l'Irak actuel, est l'une des plus grandes villes du monde islamique. Devenu calife en 833, Al-Mutasim édifia comme avant lui ses prédécesseurs un nouveau palais sur la rive est, avant de prendre en 836 la décision radicale de fonder une nouvelle capitale, 120 kilomètres au nord de Bagdad, à Samarra. De la dynastie des Abbassides, on retiendra en premier lieu les noms : - D’Al Mansoûr (754-775) le véritable fondateur du Califat et notamment de sa capitale Baghdad fondée en 762. La calligraphie de cette monnaie est similaire à celle des dinars frappés à Damas, la capitale omeyyade, d’où provenaient les graveurs de coins. Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (éd.). De 762, date de sa fondation par les Abbassides, à sa destruction brutale par les Mongols en 1258, Bagdad est sans doute la plus grande et la plus riche capitale du vieux monde, assurément une "ville lumière"", écrit Fernand Braudel, dans sa Grammaire des civilisations (1963). Le bon fonctionnement du réseau de canaux reliant l'Euphrate au Tigre, gage de la maîtrise et de l'optimisation de leurs crues respectives, et dont nombre de voies d'eau traversaient la ville elle-même, était cependant suspendu à la force et à la stabilité du pouvoir impérial. Plus encore que les destructions subies ou délibérées, c'est la nature géographique du site de Bagdad et celle des matériaux employés dans la construction traditionnelle qui expliquent en grande partie la disparition de son passé. Loin de connaître une existence paisible, cependant, Bagdad est longtemps restée exposée aux guerres devenues endémiques depuis que l'Irak avait cessé d'être le centre de l'empire pour devenir progressivement une frontière. Après la fondation de la Nizamiyya par le grand vizir Nizam Al-Mulk en 1067, une trentaine de madrasas furent créées en un siècle sur la seule rive est de Bagdad. Sur les marchés de Karkh et de la porte de l'Arche, les parfumeurs ne se mélangent pas avec les marchands de graisse et de produits aux odeurs désagréables ; de même les marchands d'objets neufs ne se mélangent pas avec les marchands d'objets usagés. De ce que l'on sait d'autres grandes villes médiévales comme Constantinople ou Le Caire, pour lesquelles la documentation est moins incertaine, il est probable que Bagdad ait compté, à son apogée du Xe siècle, 400 000 à 500 000 habitants ; ils étaient 100 000 en 1900, après plusieurs décennies de reprise et de croissance urbaine. En el califat abbàssida se succeïren trenta-set sobirans que regnaren cinc segles justos. Le chaos qui succéda à l'effondrement de l'ilkhanat en 1335 atteignit son paroxysme à la fin du siècle, sous la main de fer de Timur Leng (Tamerlan), le grand conquérant d'Asie centrale. Les divagations annuelles du fleuve ont entraîné également dans la longue durée un déplacement progressif du site urbain, de l'amont vers l'aval, du nord-ouest vers le sud-est, qui rend pratiquement vaine toute reconstitution de sa topographie historique. Mais celle-ci défie toute mesure, tant la topographie historique de Bagdad reste mal connue, tant les densités urbaines ont varié selon les époques et les quartiers. C'est en effet la capitale du califat abbasside (750 − 1258). (...). En 762, le calife Abou-Djaafar Al-Mansur décide la construction ex-nihilo d'une cité baptisée initialement Madīnat as-Salām et qui prendra plus tard le nom de l'un des villages pré-islamique de la région: Bagdad. Le déclin irrémédiable du califat, engagé dès les années 930, se traduisit la décennie suivante par la première série de disettes qu'ait connue la capitale. Au XVe siècle, Bagdad et l'Irak devinrent le champ clos des hostilités entre Turcomans, organisés en confédérations rivales. Quant au palais de l'Éternité (Al-Khuld), qui avait accueilli la cour de Harun al-Rachid au bord du Tigre, il laissa place deux siècles après sa construction à un prestigieux hôpital. Tutela buwàyhida. Les abbassides décident de fonder une nouvelle capitale pour remplacer l'ancienne capitale Omeyyade, Damas. La Grande Mosquée de Samarra (847-852), ou mosquée Abu Dulaf est une des plus importantes œuvres architecturales de l'Islam. Ce legs tardif des Abbassides à la capitale irakienne survécut paradoxalement à la vague qui allait emporter le califat. La mission se poursuit par une prospection pédestre visant à récupérer les tessons (morceaux) de céramique présent en surface. Situation Bagdad est la capitale de l’Irak aujourd’hui, elle est situé au centre-Est du pays et est traversé par le Tigre. Un demi-siècle après sa construction, la Ville ronde ne devait jamais se relever de ses ruines, lesquelles servirent longtemps de carrière de matériaux - comme ses portes de fer réemployées dans un nouveau palais deux siècles après sa construction. Vingt ans plus tard, il faisait reconstruire l'une des portes de l'enceinte, la porte du Talisman, et sculpter à son sommet un motif résumant son entreprise de restauration : un personnage assis, tenant par la langue deux dragons, sans doute le calife lui-même tenant en respect deux pouvoirs, deux « sultans » qui menaçaient alors son autorité. Cf. Même si la population reste très difficile à évaluer, il est probable que Bagdad ait compté à son apogée du Xe siècle 400 000 à 500 000 habitants ; ils étaient 100 000 en 1900, après plusieurs décennies de reprise et de croissance urbaine. Pour mener au mieux les fouilles, l’immense site est divisé en 21 par… Elle est situé a moins de 85 kilomètres de l’ancienne Babylone 4. Il conserve son autorité légale et religieuse, qui fait de lui la source de toute légitimité en islam sunnite, jusqu'à la conquête du Caire par les Ottomans et l'exil du dernier calife abbasside à Istanbul en 1517. Après la destruction de Bagdad par les Mongols en 1258, certains Abbassides parviennent à s’enfuir au Caire où ils sont accueillis et protégés par les Mamelouks jusqu’en 1517, date à … Voulue par le vizir Nizam al-Mulk, elle prenait modèle sur les premières madrasas fondées en Iran oriental dès le Xe siècle et avait son équivalent dans d'autres villes de l'empire. ). Bagdad est alors une ville peuplée et riche, située au croisement de nombreuses routes … It was founded by a dynasty descended from Muhammad's uncle, Abbas ibn Abdul-Muttalib (566–653 CE), from whom the dynasty takes its name. Les premières madrasas ont été créées en Orient au Xe siècle. Il a un plan dérivé des anciens palais sassanides et omeyyades. Successeur du Prophète, puis lieutenant de Dieu sur Terre, le calife concentre en sa personne tous les pouvoirs, qu'il délègue aux officiers de l'empire. Redevenue capitale, Bagdad fut, au Xe siècle, l'une des plus grandes villes du monde. Bagdad, une ville fondée à la commande du deuxième calife abbasside, al-Mansour (754-775) en 762. ». Fondée par le calife Al-Mansur en 762, Bagdad est la capitale du califat abbasside durant presque cinq siècles. Le sultan détient la réalité du pouvoir politique et militaire, que lui délègue officiellement le calife abbasside. Les Abbassides déplacé la capitale de l'empire vers l'est pour une nouvelle ville, à Bagdad, où ils fondèrent sur le fleuve Tigre. Redevenue capitale, Bagdad fut, au Xe siècle, l'une des plus grandes villes du monde. « Il y a d'abord le grand espace nommé place du Pont. Et c'est dans ce palais agrandi par Al-Mamun que se réinstalla le calife en 892. Son témoignage rappelle à tout le moins l'importance de la communauté juive de Bagdad, siège de deux grandes écoles talmudiques et résidence du rosh ha-gola, le chef des juifs de Babylonie. Le choix d’une nouvelle capitale marque également la volonté abbasside de se distinguer des Umayyades, qui étaient installés à Damas. La prise de Bagdad par les armées mongoles de Hülegü (le petit-fils de Gengis Khan) en février 1258 marqua la fin d'une époque dans l'histoire de la ville. Jusqu'au sac de 1258 par les Mongols et la disparition du califat abbasside, Bagdad est l'une des plus grandes villes du Moyen Âge. laren a Kūfa; però en ésser fundada Bagdad el 762, hi traslladaren la capital. Le monument édifié sur sa tombe devait rester jusqu'à nos jours l'un des rares points de repère de la topographie historique de la capitale irakienne. Bagdad a été prise par les Mongols en 1258; ils ravagent la ville et suppriment le califat. Après avoir atteint son apogée sous Hâroun ar-Rachîd, la puissance politique des Abbassides diminue, et ils finissent par n'exercer qu'un rôle purement religieux sous la tutelle des Bouyides au Xe siècle, puis des Seldjoukides au XIe siècle. Le titre, porté par certains califes, est attribué en 1057 à Tughril Beg, chef de la confédération des Seldjoukides, maître de l'orient de l'empire et de Bagdad. l'utilisation des cookies permettant de vous proposer des services et contenus personnalisés. La ville construite par al-Mansur avait une forme ronde, un dôme vert, de 48,36 mètres de haut, construit sur le palais, dominait la ville. They ruled as caliphs for most of the caliphate from their capital in Baghdad in modern-day Iraq, after having overthrown the Umayyad Caliphate in the Abbasid Revolution of 750 CE (132 AH). Il n'y a pas plus de hasard si, trois siècles plus tard, dans les années qui précédèrent la conquête mongole et la destruction du califat en 1258, Bagdad connut les crues les plus destructrices de son histoire, le Tigre dévastant jusqu'aux quartiers pourtant élevés de la rive est. Le tournant majeur apparaît en 1983 grâce à Alastair Northedge qui élabore une cartographie de Samarra grâce à la photogrammétrie aérienne. Privé du pouvoir de définir le dogme au milieu du IXe siècle, il est ensuite dépossédé de sa capacité de commandement politique et militaire à partir du milieu du Xe siècle. Votre équipe doit présenter aux autres élèves de la classe, la ville de Bagdad. Les historiens ont parfois tenté d'évaluer la population en fonction de la superficie urbaine. Les Abbassides ont renversé la dynastie des Omeyyades en 750 de notre ère, soutenant les mawali, ou musulmans non arabes, en déplaçant la capitale à Bagdad en 762. Bagdad devint ainsi la capitale du califat des Abbassides, elle sera aussi l'une des plus grandes métropoles culturelles du monde jusqu'en 1258. En 1507, les « têtes rouges » de Shah Ismaïl (premier souverain des Safavides et, pour ses partisans, manifestation véridique de la divinité) s'emparaient de Bagdad : les mausolées des grandes figures du sunnisme furent détruits ; celui de Musa al-Qasim et de Muhammad al-Taqi (les deux Qasim), respectivement le septième et le neuvième imam des chiites, agrandi. Le titre est d'abord porté par les gouverneurs des provinces de l'empire. Le plus ancien palais abbasside, construit vers 775, est la forteresse d’al-Ukhaidir. Dès le ix e siècle, cependant, les provinces s'émancipent à des degrés divers de la tutelle de Bagdad. Un quart de siècle après la fondation de Rafiqa, le puissant Calife abbasside Harun al Rachid décida en 796 d'y transférer sa capitale. Parmi eux, les émirs bouyides, venus d'Iran au milieu du Xe siècle, marquèrent Bagdad de leur empreinte. Au milieu du VIIème siècle, une conjonction de facteurs aboutit à la chute de la dynastie omeyyade et à l’avènement de la dynastie abbasside. Le dernier calife abbasside de Bagdad, Al-Mustasim, fut exécuté, ainsi que la plupart des membres de la famille ; le califat devait cependant être restauré quatre ans plus tard au Caire par un rescapé. Comme avant elle les grandes cités de Mésopotamie, de Mari à Babylone ou à Ctésiphon, la ville de Bagdad avait été édifiée en briques crues et en briques cuites, matériaux exposés aux dégâts irréparables de l'eau. Si la ville ne fut pas détruite - Hülegü donnant même instruction d'y reconstruire certains édifices -, la conquête mongole précipita un déclin démographique entamé sans doute dès le XIe siècle. Après la prise de Bagdad par les Mongols en 1258, une branche de la famille s'installe au Caire, où elle conserve le titre de calife sous la tutelle des sultans mamelouks jusqu'à la conquête de l'Égypte par l'Empire ottoman, en 1517. La ville, perdue puis reprise par les Safavides, fut le principal objectif de la « campagne des deux Iraks » (l'arabe et le persan), conduite en personne par le sultan Soliman le Magnifique, qui entra dans Bagdad à l'hiver 1534. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. En pujar al tron el califa al-Mustakfí, el 944, quedà reduït el seu govern a la ciutat de Bagdad. Il est cependant très difficile d'évaluer ce que fut la population de Bagdad à son apogée du Xe siècle, comme au temps de son déclin. L'éclipse du sultanat seldjoukide, à la fin du XIIe siècle, favorisa la restauration de l'autorité du calife, ultime épanouissement du pouvoir abbasside, certes limité à Bagdad et au terroir utile de l'Irak, mais qui légua à la capitale irakienne le patrimoine le plus ancien qu'elle ait conservé. La mobilité urbaine du calife et de sa cour répondait à un motif politique dont nombre de dynasties islamiques fournissent l'exemple : la volonté de s'affranchir de l'héritage de son prédécesseur et de son entourage, en donnant au pouvoir du nouveau souverain un cadre neuf. Quant aux communautés chrétiennes de Bagdad, nestoriens en tête, elles comptaient leurs églises et monastères par dizaines. C'est au cours de cette brève période de domination persane que fut construit l'un des derniers édifices majeurs de la Bagdad prémoderne : le sérail (saray en persan) ou palais du gouverneur, où se succédèrent les pachas nommés par la Sublime Porte, jusqu'à la Première Guerre mondiale et l'entrée des Britanniques dans Bagdad. Faut-il accorder davantage de crédit au pèlerin juif Benjamin de Tudèle, qui visita la ville vers 1171 et y dénombra 40 000 coreligionnaires ? Sous le gouvernement de Pir Budaq, de la confédération du Mouton Noir, Bagdad renoua pourtant de 1460 à 1466 avec une vie de cour raffinée, dont témoignent de superbes manuscrits enluminés. Toutefois, la chute des Omeyyades ne découle pas d'antagonismes raciaux… Littéralement, le « pouvoir », attribut divin. En 1191, le calife Al-Nasir (1180-1225) manifesta sa souveraineté retrouvée en ordonnant le démantèlement de la Dar al-Saltana, l'ancienne résidence de ses tuteurs. Les tombes des septième et neuvième imams (les deux Qasim), morts en 799 et 835, sont un lieu de pèlerinage majeur à Bagdad. Umayyad Dynasty Omeyyades dynastie General Information Informations générales. La bureaucratie persane a lentement remplacé la vieille aristocratie arabe, tandis que les Abbassides établissaient les nouveaux postes de vizir et d’émir pour déléguer leur autorité centrale. Bagdad fut soumis à deux reprises par ses troupes ; la seconde fois, en 1401, Tamerlan y ordonna le « massacre général » (qatl i-'amm), n'épargnant que les hommes de religion, ruinant la ville bien davantage que ne l'avait fait son prédécesseur Hülegü en 1258. Les abbassides décident de fonder une nouvelle capitale pour remplacer l'ancienne capitale Omeyyade, Damas. C'est là que Jafar le Barmécide, le vizir de Harun al-Rachid exécuté sur son ordre en 803, avait édifié un palais. Son fondateur est le calife Al-Mansour, qui en fera la capitale de la dynastie des Abbassides; elle le restera jusqu'au milieu du XIIIe siècle. Toute reconstitution de la topographie historique de Bagdad est hypothétique, du fait de la rareté des vestiges remontant à l'époque de sa plus grande extension, en raison également de la modification du cours du Tigre depuis le Moyen Age. Celui d'Al-Karkh, au sud de la Ville ronde, abritait les marchés spécialisés parmi les plus fameux de la capitale ; le toponyme a d'ailleurs fini par désigner l'ensemble de la rive ouest et a subsisté jusqu'à nos jours. Entré dans Bagdad, Soliman fit aussitôt rechercher l'emplacement de la tombe d'Abu Hanifa, grand docteur de la loi (mort en 767) et fondateur de l'une des quatre écoles de l'islam sunnite (le hanafisme) à laquelle adhéraient les Ottomans. Même si la population reste très difficile à évaluer, il est probable que Bagdad ait compté à son apogée du Xe siècle 400 000 à 500 000 habitants ; ils étaient 100 000 en 1900, après plusieurs décennies de reprise et de croissance urbaine. La dinastia abbàssida intentà de mantenir la unió del gran imperi de l’islam per mitjà d’una reforma religiosa ortodoxa i d’uns costums unificats. Entre ces deux époques, entre la cité siège du califat universel et la capitale irakienne du XXe siècle, Bagdad est devenue une ville de province, rarement maîtresse de sa propre destinée. Cette cité palatiale à la forme parfaite n'a pourtant guère laissé de trace dans l'histoire du développement urbain de Bagdad. Puis le marché des Oiseaux, un marché où on peut trouver toutes les sortes de fleurs et sur les côtés duquel se trouvent les boutiques élégantes des changeurs. Les 4 000 hectares du site sont ainsi visibles, dans leur ensemble, pour la première fois. Expositions / Cinéma / Compte rendus de livres / Bande dessinées / Portraits /  Les Classiques / Carte Blanche, Tous nos articles en partenariat avec Retronews, Le mémorial de la Shoah organise, en partenariat avec France Culture, un cycle de conférences autour de l'année 1941. 188-189 et 195. Pour les chiites duodécimains (les plus nombreux), la lignée s'est interrompue au douzième imam. Les Abbassides rallient également les musulmans non-arabes qui sont écartés des postes importants de l'administration que les Omeyyades ont tendance à réserver aux Arabes. La ville de Bagdad, située en bordure du Tigre dans l'actuel Irak, est l'une des villes les plus importantes de l'Islam médiéval. Dans l'islam chiite, le terme est réservé au descendant du Prophète, qui a hérité du charisme prophétique et de sa capacité à interpréter la révélation divine. Les savants les plus réputés furent recrutés pour y enseigner le droit et ses sciences auxiliaires (grammaire, lecture et exégèse coraniques, transmission de la tradition prophétique), mais aussi pour y prêcher. L'époque seldjoukide (1055-1194) vit en revanche l'essor, dans la capitale irakienne, d'une institution promise à un bel avenir à mesure que le sunnisme revenait en force : la madrasa, lieu d'enseignement du droit et de ses sciences auxiliaires (l'exégèse coranique, l'étude de la tradition prophétique), offrant aux maîtres la position et le revenu d'une chaire d'enseignement, aux étudiants un gîte et une pension. Les Abbassides sont une dynastie arabe musulmane qui régna sur le califat abbasside de 750, lorsqu'ils succèdent aux Omeyyades, jusqu'à la chute de Bagdad en 1258. Ils sont ensuite calife au Caire sans pouvoir temporel (au main du sultanat mamelouk d'Égypte) jusqu'en 1517 et leur déposition par les Ottomans. Dès 768, le calife entreprit d'y bâtir une nouvelle cité palatiale, regroupant, à l'abri d'un fossé et d'un mur de défense, le palais, la mosquée, les résidences des officiers et les casernements des troupes commandées par son fils et héritier. Les rares données chiffrées transmises par les auteurs de l'époque sont le plus souvent fabuleuses. Ibn Aqil (mort en 1119), extrait des Manaqib Baghdad (« Les Vertus de Bagdad ») d'Ibn al-Jawzi, trad. En 1232, le calife Al-Mustansir fonda sa propre madrasa : la Mustansiriyya fut la première institution à accueillir à Bagdad l'enseignement du droit dans les quatre écoles sunnites ; elle resta en activité jusqu'au XVIIe siècle et abrite aujourd'hui un musée. Avec un million d’habitants aux VIII e et IX e siècles, c’est la ville la plus peuplée du monde, au fort rayonnement commercial et culturel. El cap dels Buwàyhides, Muïzz-ad-Daula, s'aprofità, el 946, de la feblesa d'al-Mustakfí per apoderar-se de Bagdad. De l'histoire millénaire de Bagdad, on ne retient bien souvent que le geste fondateur : la création de la Ville ronde par le calife Al-Mansur en 762 sur la rive ouest du Tigre. Tamerlan s'empare de la ville en 1410 et la ravage. Bagdad : fondée en 762 par le calife al-Mansur, la capitale de l’empire musulman compte un million d’habitants au IXesiècle. C'est ainsi que Bagdad a peu à peu perdu la trace de son passé, fondu sous les assauts du fleuve, englouti sous les sédiments, ne laissant aux historiens d'autres ressources que les textes pour tenter d'en retracer le destin. Celui qui dirige la prière de la communauté, l'une des prérogatives du calife, souvent désigné par ce terme, et qu'il délègue dans chaque ville de l'empire. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Abbassides&oldid=174965889, Article avec une section vide ou incomplète, Portail:Religions et croyances/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. The early years of Abbasid rule were brilliant, rising to true splendor under Harun ar-Rashid Harun ar-Rashid [Arab.,=Aaron the Upright], c.764–809, 5th and most famous Abbasid caliph (786–809). Inaugurée en 1067 sur la rive orientale du Tigre, la Nizamiyya fut à Bagdad la première institution à porter le nom de madrasa (lieu d'enseignement). Puis il y a le marché des libraires, immense, qui est aussi le lieu de rassemblement des savants et des poètes, puis le marché de Rusafa. [...] Puis celui des traiteurs, celui des boulangers, celui des bouchers, celui des orfèvres, sans égal pour la beauté de son architecture : de hauts bâtiments avec des poutres de teck, supportant des pièces en encorbellement. « Les Mongols. Proclamé calife en 749, il met un terme au règne des Omeyyades en remportant une victoire décisive sur Marwan II à la bataille du Grand Zab, le 25 janvier 750. Jean-Claude Garcin, p. 52). Les Turcs Ottomans prennent la ville en 1534. de G. Makdisi, « The Topography of Eleventh-Century Bagdad: Materials and Notes », Arabica 6 (1959), pp. Al-Mamun, le calife mécène Cependant, vu d’Occident, l’âge d’or de la domination musulmane n’a pas toujours été perçu positivement. A la fin du XIIe siècle, le pèlerin andalou Ibn Jubayr dénombrait à Bagdad 17 quartiers distincts et 11 grandes mosquées où se tenait la prière collective du vendredi. Il est vain de vouloir extrapoler une population globale à partir du nombre des bains publics ou celui des mosquées, même lorsque les données sont plus réalistes que les 60 000 hammams ou les 300 000 lieux de culte que proposent les traditions transmises par Al-Khatib al-Baghdadi, auteur d'une description de Bagdad mort en 1071. Les Abbassides gèrent un immense empire s'étendant de la péninsule Ibérique à l'Indus. Ce terme d'origine persane (saray) désigne le palais du gouverneur construit au début du XVIIe siècle où se succédèrent les pachas (gouverneurs) nommés par la Sublime Porte, le sultan ottoman, jusqu'à la Première Guerre mondiale. Au centre de l'empire, des chefs de guerre étrangers s'emparèrent de l'autorité, placèrent le calife sous tutelle et rétablirent l'ordre dans la capitale livrée aux émeutes et aux affrontements confessionnels. Il n'empêche : c'est bien de l'autre côté du fleuve, en face de son site primitif, que Bagdad devait connaître son plus grand développement. Forts de cette parenté, ils parviennent à exploiter le mécontentement des populations à l'égard des Omeyyadespour s'emparer du pouvoir en 750. In one account, reported in several versions by al-Ṭabarī and al-Ḫaṭīb al-Bagdādī, a Byzantine ambassador arrives at al-Manṣūr’s court and criticizes the caliph’s new capital. Mais, au début du XVIe siècle, les rivalités entre Turcomans laissèrent place à l'affrontement de deux empires ascendants, l'Ottoman et le Safavide, de part et d'autre d'une frontière qui recoupait peu ou prou la vieille distinction que la géographie classique opérait entre l'Irak arabe et l'Irak persan. Celle de leurs successeurs, les Seljoukides turcs arrivés d'Asie centrale un siècle plus tard et pour qui fut forgé pour la première fois le titre de sultan, fut nettement moins profonde : ne résidant à Bagdad que de manière occasionnelle, les sultans seldjoukides se contentèrent de s'établir dans la Dar al-Imara (« la demeure de l'Émirat ») édifiée par leurs prédécesseurs. Porté à l'origine par un seul titulaire pour tout l'empire, le titre est revendiqué dès le XIIe siècle par des chefs de guerre à la souveraineté régionale. L'incertitude est plus grande sur la rive ouest, où la ruine précoce de la Ville ronde d'Al-Mansur, dès le IXe siècle, a brouillé les repères.

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